NON aux projets d’Hydro-Québec à Saint-Gabriel-de-Brandon!
Signez la pétition
Assistez à la conférence le 22 août: Comprendre et questionner les projets d’Hydro-Québec
22 août 2026 de 13h à 15h au Café Coop Bal Maski – 401 rue Maskinongé, Ville de Saint-Gabriel
Pour avoir l’heure juste sur les projets d’Hydro-Québec à Saint-Gabriel-de-Brandon et plus largement, sur ce qui les motive vraiment et sur ce qui peut être fait pour s’y opposer. Avec notamment Martine Ouellette, ex ministre des ressources naturelle et ancienne gestionnaire d’Hydro-Québec.
Événement gratuit avec contribution solidaire.
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Saviez-vous qu’Hydro-Québec envisage, dans le cadre de son projet Axe vallée du Saint-Laurent…
- de doubler la ligne de très haute tension à 735 kV qui passe à Saint-Gabriel-de-Brandon;
- d’implanter un immense poste électrique sur le territoire de cette municipalité;
- de raccorder à ce poste une éventuelle ligne supplémentaire à 735 kV à court ou moyen terme et une autre à plus long terme?
Saviez-vous que cela entraînera le défrichement d’au moins 36 hectares (près de 4 millions de pieds carrés) et ce, uniquement pour le poste lui-même?
Saviez-vous qu’en tant que communauté, nous n’avons jamais consenti à ce développement? Hydro-Québec nous le présente comme une fatalité, alors que sa nécessité n’est pas démontrée.

Source: Hydro-Québec – vitrine du projet de l’axe Vallée-du-Saint-Laurent (PDF de la présentation du 9 juillet 2026)

Un manque de transparence inacceptable et insultant:
Hydro-Québec doit nous donner l’ensemble du projet!
Hydro-Québec considère que la ligne à 735 kV à ajouter à côté de celle déjà en place (soit l’axe Vallée-du-Saint-Laurent à proprement parler) est un projet et que le poste en est un autre. Suivant cette logique, les impacts de chacun de ces volets ne sont pas pris en compte dans l’évaluation de l’autre, ce qui cache la vue d’ensemble. Et le projet de poste, s’il se réalise, ouvrira la porte à plus d’infrastructures dont Hydro-Québec parle peu, prétextant que ce sont justement des projets distincts qui feront l’objet de leur propre processus d’évaluation.
Dans un webinaire présenté à la population le 28 avril 2026, Hydro-Québec a annoncé que l’éventuel poste prévoirait deux départs de lignes potentielles, en plus d’intercepter la ligne à 735 kV existante et celle de l’axe Vallée-du-Saint-Laurent. Une de ces lignes potentielles, envisagée à court ou moyen terme, irait vers le sud. L’autre, envisagée à plus long terme, vers le nord.
Ce n’est que le 9 juillet*, pendant la période de questions de l’activité « portes ouvertes » d’Hydro-Québec sur le poste à Saint-Gabriel-de-Brandon, que l’équipe responsable a révélé un peu plus d’information sur la ligne sud. Envisagée dans un horizon de plus ou moins dix ans, son tracé longerait la ligne à 735 kV existante vers l’ouest, traversant la route 347, pour descendre ensuite vers le sud le long d’une autre ligne existante à Saint-Norbert et par d’autres servitudes déjà détenues par Hydro-Québec. Elle aboutirait au poste Carignan à Sorel-Tracy. Ce qui signifie que:
- Là où il y a présentement une ligne à 735 kV qui traverse Saint-Gabriel-de-Brandon, il pourrait y en avoir non pas deux mais bien trois côte-à-côte, sur quelques kilomètres.
- Les municipalités de Saint-Norbert, Sainte-Geneviève-de-Berthier, Berthierville, L’Île-Dupas et Saint-Ignace sont concernées par le poste à l’étude et ses répercussions.
Il s’agit d’informations hautement pertinentes pour saisir l’impact du projet. Pourtant, il aura fallu l’insistance de la Municipalité et de la population pour les obtenir.
Ces éléments de réponse sont arrivés en même temps que la présentation de deux options d’emplacement pour le poste. Comme la société d’État entend avoir terminé d’ « optimiser » le projet à l’été ou à l’automne 2026, au terme d’un processus d’une brièveté ahurissante, il est essentiellement impossible que toutes les ramifications du projet soient sur la table en temps utile pour donner le temps à la population et aux élu.e.s de les prendre en compte. Nous ne savons toujours rien du tracé de l’éventuelle ligne nord, entre autres.
Ajoutons qu’Hydro-Québec n’explique qu’à moitié le raisonnement derrière le développement projeté. La société d’État évoque la hausse de la demande à venir et la nécessité de renforcer le réseau de distribution, sans donner le détail des besoins qui justifieraient tout cela et sans présenter de scénario alternatif. Elle n’a divulgué, jusqu’ici, ni les utilisations précises de l’électricité qui passerait au dessus de nos têtes en plus grand volume, ni même les rapports des études effectuées dans le cadre de la précédente mouture de ce projet de poste.
En livrant l’information au compte-goutte et en maintenant un flou, Hydro-Québec prend en otage la population et la Municipalité qui devront faire des choix dans l’incertitude.
*Le maire de Saint-Gabriel-de-Brandon avait eu les mêmes réponses d’Hydro-Québec quelques jours auparavant et les avait partagées aux citoyen.ne.s présentes à la séance du conseil des maires du 8 juillet 2026.
La MRC de D’Autray demande toute l’information et le recommencement du processus de consultation
En 2024 et 2025, Hydro-Québec a mené des consultations dans la MRC de D’Autray auprès des municipalités de Saint-Gabriel-de-Brandon, de Saint-Norbert, de Saint-Didace et de Saint-Cuthbert, pour la ligne à 735 kV de l’axe Vallée-du-Saint-Laurent ainsi que pour un poste devant assurer l’interconnexion de cette dernière et de la ligne à 735 kV qui traverse déjà Saint-Gabriel-de-Brandon. Hydro-Québec évaluait alors deux options d’emplacement pour le poste: l’une à Saint-Cuthbert et l’autre à Saint-Norbert.
En mars 2026, coup de théâtre: Hydro-Québec a annoncé qu’elle évaluait plutôt l’implantation d’un poste à Saint-Gabriel-de-Brandon (sans écarter complètement l’option à Saint-Norbert). Rapidement, il a été question du raccordement de deux éventuelles lignes supplémentaires à ce poste, ce qui changeait la donne encore davantage.
Les maires de la MRC de D’Autray déplorent ces changements drastiques à la nature du projet, survenus en fin de consultation. Elles et ils jugent inacceptable, en outre, que le projet de poste soit présenté et évalué sans que les impacts des deux éventuelles lignes supplémentaires soient pris en compte.
C’est pourquoi le 8 juillet 2026, les maires de la MRC de D’Autray ont résolu unanimement d’exiger d’Hydro-Québec:
- qu’elle « annonce dans les meilleurs délais qu’il suspend son projet d’une nouvelle ligne 735 KV et la construction d’un nouveau poste à Saint-Gabriel-de-Brandon »;
- qu’elle « recommence le processus de consultation relatif à la nouvelle ligne et à la construction d’un poste sur le territoire de la MRC de D’Autray, en présentant de façon détaillée l’ensemble du projet, incluant le tracé des deux éventuelles nouvelles lignes dont le poste projeté doit assurer l’interconnexion »;
- « que, dans le cadre d’une nouvelle consultation, il soit présenté de façon transparente l’ensemble des études et analyses d’impact et qu’une démonstration claire de la nécessité de ce projet soit présentée; »
Une destruction environnementale contraire aux volontés locales
Le schéma d’aménagement et de développement (SAD) de la MRC, adopté par notre municipalité, accorde une place importante aux espaces naturels. Le règlement du plan d’urbanisme adopté en janvier 2026, en cohérence avec cela, prévoit pour Saint-Gabriel-de-Brandon « une vision qui valorisera pleinement son caractère rural, agricole et forestier en réduisant activement l’empreinte humaine sur les écosystèmes de son territoire » et vise notamment « le contrôle d’abattage d’arbres, la plantation de nouveaux végétaux et la lutte contre la surminéralisation ce qui limitera la formation d’îlots de chaleur. »
Le développement envisagé du réseau électrique viendrait invalider toute cette planification par une déforestation massive, brisant au passage les rêves des nombreuses personnes qui ont choisi de s’établir ici précisément pour être près de la nature. De plus, tel qu’établi en juillet 2025 par la firme Agir Maskinongé, le secteur à l’étude pour l’implantation du poste comporte plusieurs milieux humides sensibles.
Cette intervention d’Hydro-Québec sur le territoire pourrait entraîner la perte de superficies cultivables, fragmenter certaines exploitations agricoles et imposer de nouvelles contraintes aux producteurs. Ces impacts risquent d’affecter durablement la vitalité économique du milieu agricole et la pérennité des activités qui contribuent à l’identité et au développement de la région.
Les visées d’Hydro-Québec viennent aussi compromettre des projets d’aménagement privés pour la captation carbone, paradoxalement subventionnés par Québec et qui portent maintenant leurs fruits.
Un enjeu de santé publique
Dans un rapport d’étude d’impact des lignes 735 kV pour le projet Micoua-Saguenay en 2018, on peut lire intégralement :
« Le doute relatif au cancer est faible. Il n’est pas qualifié de « probable », mais plutôt de « possible » par les organismes de santé publique. »
Pourquoi en serait-il autrement à Saint-Gabriel-de-Brandon, au carrefour de plusieurs lignes similaires?
Si nous permettons à Hydro-Québec d’installer ce poste et ces lignes, il y aura assurément des phases ultérieures, c’est-à-dire :
- d’autres lignes;
- encore plus de perte de milieux naturels et d’enjeux de santé;
- encore plus de déni de nos volontés en tant que communauté.