NON aux projets d’Hydro-Québec à Saint-Gabriel-de-Brandon!

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Petit correctif: Une communication envoyée par voie postale par la Municipalité de Saint-Gabriel-de-Brandon parle d’un raccordement de la ligne devant partir de l’éventuel poste vers le sud, à une ligne existante qui traverse Saint-Barthélemy, Saint-Cuthbert et Saint-Norbert. Or, les informations disponibles laissent plutôt entendre que cette ligne serait enjambée par la nouvelle. Nous prenons la responsabilité de cette information erronée, et nous en excusons.

Toujours en lien avec cette communication, nous précisons qu’un raccordement 735-315 kV était prévu dans la précédente mouture du projet de poste (lequel devait se faire à Saint-Cuthbert ou à Saint-Norbert). Cela n’a pas été repris explicitement depuis qu’un poste est envisagé à Saint-Gabriel, mais il y a lieu de soulever la question.

Saviez-vous qu’Hydro-Québec envisage, dans le cadre de son projet Axe vallée du Saint-Laurent

  • de doubler la ligne de très haute tension à 735 kV qui passe à Saint-Gabriel-de-Brandon;
  • d’implanter un immense poste électrique sur le territoire de cette municipalité;
  • de raccorder à ce poste une nouvelle ligne à 735 kV à court terme et à au moins une autre dans un deuxième temps?

Saviez-vous que cela entraînera le défrichement d’au moins 36 hectares (près de 4 millions de pieds carrés) et ce, uniquement pour le poste lui-même?

Saviez-vous qu’en tant que communauté, nous n’avons jamais consenti à ce développement? Hydro-Québec nous le présente comme une fatalité, alors que sa nécessité n’est pas démontrée.

Un manque de transparence inacceptable et insultant

Hydro-Québec ne fournit ni les chiffres vérifiables sur lesquelles elle se base pour calculer les besoins qui justifieraient ce développement colossal, ni les utilisations réellement envisagées de cette électricité qui passerait au dessus de nos têtes en plus grand volume, ni les rapports des études effectuées dans le cadre de la précédente mouture de ce projet de poste.

L’ensemble du projet ne nous est pas non plus présenté. Une ligne supplémentaire devant partir du poste vers le nord d’ici quelques années est notamment évoquée, sans plus de détails. De même, le tracé de la ligne sud qui doit être déployée à court terme n’est pas précisé. Hydro-Québec a affirmé que le poste envisagé ne fera pas de transformation, mais la précédente mouture du projet prévoyait le raccordement d’une ligne à 735 kV à une ligne existante à 315 kV, ce qui requiert la transformation du courant. Qu’en est-il?

Les premiers éléments de réponse pourraient ne venir que lorsque la société d’État annoncera l’emplacement choisi pour le poste, au terme d’un processus d’études et de consultations d’une brièveté ahurissante – quelques mois à peine. Hydro-Québec sera alors prête à enclencher la prochaine étape sans nous laisser le temps de digérer l’information. Par ailleurs, il y a fort à parier que les ramifications du projet à moyen et long terme ne seront pas révélées d’emblée.

En livrant l’information au compte-goutte et en maintenant un flou, Hydro-Québec prend en otage la population et la Municipalité qui devront faire des choix dans l’incertitude, au risque même de se retrouver face à des procédures judiciaires pour vice caché des années plus tard.

Une destruction environnementale contraire aux volontés locales

Le schéma d’aménagement et de développement (SAD) de la MRC, adopté par notre municipalité, accorde une place importante aux espaces naturels. Le règlement du plan d’urbanisme adopté en janvier 2026, en cohérence avec cela, prévoit pour Saint-Gabriel-de-Brandon « une vision qui valorisera pleinement son caractère rural, agricole et forestier en réduisant activement l’empreinte humaine sur les écosystèmes de son territoire » et vise notamment «  le contrôle d’abattage d’arbres, la plantation de nouveaux végétaux et la lutte contre la surminéralisation ce qui limitera la formation d’îlots de chaleur. »

Le développement envisagé du réseau électrique viendrait invalider toute cette planification par une déforestation massive, brisant au passage les rêves des nombreuses personnes qui ont choisi de s’établir ici précisément pour être près de la nature. De plus, tel qu’établi en juillet 2025 par la firme Agir Maskinongé, le secteur à l’étude pour l’implantation du poste comporte plusieurs milieux humides sensibles.

Cette intervention d’Hydro-Québec sur le territoire pourrait entraîner la perte de superficies cultivables, fragmenter certaines exploitations agricoles et imposer de nouvelles contraintes aux producteurs. Ces impacts risquent d’affecter durablement la vitalité économique du milieu agricole et la pérennité des activités qui contribuent à l’identité et au développement de la région.

Les visées d’Hydro-Québec viennent aussi compromettre des projets d’aménagement privés pour la captation carbone, paradoxalement subventionnés par Québec et qui portent maintenant leurs fruits.

Un enjeu de santé publique

Dans un rapport d’étude d’impact des lignes 735 kV pour le projet Micoua-Saguenay en 2018, on peut lire intégralement :

« Le doute relatif au cancer est faible. Il n’est pas qualifié de « probable », mais plutôt de « possible » par les organismes de santé publique. »

Pourquoi en serait-il autrement à Saint-Gabriel-de-Brandon, au carrefour d’au moins trois lignes similaires?

Si nous permettons à Hydro-Québec d’installer ce poste et ces lignes, il y aura assurément des phases ultérieures, c’est-à-dire :

  • d’autres lignes;
  • encore plus de perte de milieux naturels et d’enjeux de santé;
  • encore plus de déni de nos volontés en tant que communauté.

Unissons nos forces pour dire NON à Hydro-Québec!